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Jeudi 23 Septembre 2021
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Média participatif sur la condition animale

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Média participatif sur la condition animale

Tuer des vieux rhinocéros noirs pour sauver l'espèce

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Synthèse
Article-source publié le
 21 août 2019
Extrait de l'article
Les effectifs du rhinocéros noir ont fondu de 96% en 20 ans entre 1970 et 1992. (Crédits : Martin Harvey / WWF)
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Il existe environ 5.000 rhinocéros noirs sur la planète, et près de 2.000 d’entre eux vivent en Afrique du Sud.

Il existe environ 5.000 rhinocéros noirs sur la planète, et près de 2.000 d’entre eux vivent en Afrique du Sud.

Décimée par le braconnage sur une période de vingt ans, la population est passée de 65.000 habitants sur le continent africain à 2.300 entre 1970 et 1992, soit une baisse de 96%, selon les statistiques de l’International Rhino Foundation.

Pourtant, au nom de leur conservation et pour leur permettre de se reproduire plus facilement, les délégué·es des pays du monde entier ont, le dimanche 18 août 2019 lors de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), voté en faveur d’une augmentation du quota autorisé de cinq à neuf rhinocéros noirs qui peuvent être abattus par an en Afrique du Sud. Une mesure qui, contre toute attente, a été décidée en vue de protéger cette espèce.

Bien qu’à première vue dénuée de sens, cette logique serait fondée sur une observation.

Les rhinocéros mâles vieillissants, parfois possessifs, interfèrent sur les relations entre les rhinocéros femelles reproductrices et les rhinocéros mâles plus jeunes, entravant ainsi la croissance démographique. Les responsables sud-africain·es ont fait valoir qu’en permettant aux adeptes de la chasse de ne cibler que ce groupe problématique de rhinocéros mâles âgés, cette politique pouvait potentiellement augmenter les chances de reproduction saine.

Mais pas seulement. Les permis de chasse au trophée du rhinocéros noir sont coûteux et généralement achetés par des personnes venues de l’étranger.
Une augmentation du nombre de ces permis générerait des revenus supplémentaires qui pourraient être affectés à la lutte contre le braconnage et à d’autres mesures de conservation de la faune.

«Il y a de bonnes raisons biologiques pour lesquelles l’élimination sélective et prudente des mâles plus âgés après la reproduction permet aux taureaux plus jeunes et plus vigoureux de faire des petits et d’accroître le succès global de la reproduction»a affirmé au Washington Post, Richard Thomas, porte-parole de TRAFFIC, un groupe de spécialistes du commerce de plantes et d’animaux.

(…)

Augmenter le nombre de permis de chasse ne devrait pas suffire. Tant que les problématiques de braconnage et de trafic ne seront pas réglées en amont, il est à craindre que cette mesure manque d’efficacité.

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Auteur(s)
Robin Lemoine
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
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Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
la population est passée de 65.000 habitants sur le continent africain à 2.300 entre 1970 et 1992, soit une baisse de 96%
Les rhinocéros mâles vieillissants, parfois possessifs, interfèrent sur les relations entre les rhinocéros femelles reproductrices et les rhinocéros mâles plus jeunes, entravant ainsi la croissance démographique.
Une augmentation du nombre de ces permis générerait des revenus supplémentaires qui pourraient être affectés à la lutte contre le braconnage et à d’autres mesures de conservation de la faune.
«son principal ennemi demeure les braconniers et trafiquants qui le traquent sans répit pour s’approprier sa corne»
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Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
la population est passée de 65.000 habitants sur le continent africain à 2.300 entre 1970 et 1992, soit une baisse de 96%
Les rhinocéros mâles vieillissants, parfois possessifs, interfèrent sur les relations entre les rhinocéros femelles reproductrices et les rhinocéros mâles plus jeunes, entravant ainsi la croissance démographique.
Une augmentation du nombre de ces permis générerait des revenus supplémentaires qui pourraient être affectés à la lutte contre le braconnage et à d’autres mesures de conservation de la faune.
«son principal ennemi demeure les braconniers et trafiquants qui le traquent sans répit pour s’approprier sa corne»
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