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Près de 20 millions d'individus sentients élevés... pour être fusillés

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Article-source publié le
 10 décembre 2018
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Elevage de Gibier
Le statut de "gibier" correspond de facto à une condamnation à mort pour le bon plaisir des chasseurs-loisirs.
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En France, chaque année, c’est presque 20 millions d’oiseaux qui meurent dans ces conditions.
Un chiffre effarant, incluant notamment 14 millions de faisans et 5 millions de perdrix. En effet, la chasse semble avoir repris un nouveau souffle depuis quelques années et l’élevage de bétail dans ce but semble battre des records.

Coté pratique, il prend forme en une partie de chasse, prévue et programmée. Quelques heures avant de s’élancer dans leur aventure, les chasseurs lâchent dans la nature des animaux, des oiseaux dans leur grande majorité, qui ne pourront que très rarement leur échapper par la suite. Puis, avec leurs chiens et en groupe, les chasseurs ont ainsi un large choix de cibles tant ils sont abondants.

De plus, ce sont des proies plus faciles que si elles avaient vécu dans la nature depuis leur enfance.
Privés de liberté durant leur élevage, ces animaux n’ont aucune notion de survie, d’adaptation, de gestion des risques et des bruits avant-coureurs. Résultat, ils n’opposent que peu de résistance et font la joie des chasseurs qui ont ainsi un butin systématique.

Conditions sanitaires déplorables

Dans tous les cas, il y aurait au moins 1 500 élevages de volatiles en France, selon le Syndicat national des producteurs de gibier de chasse. Cette pratique, autrefois exceptionnelle, s’est banalisée, ce qui alerte les associations de défense des animaux. Dans tous les débats qui opposent chasseurs à leurs détracteurs, cet argument est bien souvent mis sous silence car ce n’est pas très glorieux.

(…)

Les élevages filmés par l’association proviennent d’élevages se situant dans la Drome, l’Isère, le Gard et l’Allier. Les volatiles sont ainsi élevés dans des bâtiments sombres, déplorables, exigus, et à l’hygiène douteuse. Seulement à la fin de leur croissance, quand ils atteignent une taille satisfaisante, les animaux sont placés en extérieur pour deux semaines, dans des volières afin de les habituer un minimum à l’extérieur.

Les scientifiques s’insurgent contre ces pratiques jugées barbares. Comme preuve irréfutable, des comportements anormaux sont constatés dans chaque élevage. Plus agressifs, plus sujets au stress, les volailles doivent être contrôlées. Les éleveurs l’ont remarqué, et afin d’y palier, ils utilisent des “couvre-becs” à la manière d’une muselière pour chien. Mais ces dispositions contribuent davantage à leur mal-être.

Des oiseaux handicapés en milieu hostile

De son côté, Thierry Coste, porte-parole de la Fédération Nationale de la Chasse, a choisi de démentir ces accusations.
Il estime ainsi que les conditions de vie sont bonnes, et seraient même plutôt utiles dans la faune nationale. Il insiste sur le caractère régulateur, en estimant que ça compense les pertes de biodiversité provoquées par l’agriculture intensive.

Pour l’association ASPAS, il n’y aurait que 500 000 survivants parmi les 14 millions de faisans relâchés. Une condamnation à mort, ni plus, ni moins. Les chasseurs en tuent une bonne proportion, et les autres, élevés en cage, se montrent incapables de survivre dans un milieu qui leur est logiquement hostile. Ils doivent chercher de la nourriture, se déplacer intelligemment, et survivre à de nombreux dangers. En cage, ils sont nourris à des heures fixes et de manière industrielle, sans devoir faire un quelconque effort.

Ainsi, si l’on fait les comptes, ce type d’élevage est accusé de plusieurs points : problèmes sanitaires, problèmes de bien-être des individus concernés, et des problèmes écologiques. Sans parler de la problématique morale soulevée qui se montre, heureusement, de plus en plus poussive dans nos sociétés occidentales.

Dans tous les cas, l’association a lancé une pétition en ligne, afin de sensibiliser l’opinion publique et tenter d’alerter les politiques sur ces pratiques aujourd’hui trop discrètes.

Article indexé par Franck Isaac
Auteur(s)
Benjamin Cabiron
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
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Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Privés de liberté durant leur élevage, ces animaux n’ont aucune notion de survie, d’adaptation, de gestions des risques et des bruits avant-coureurs
il y aurait au moins 1 500 élevages de volatiles en France, selon le Syndicat national des producteurs de gibier de chasse. Cette pratique, autrefois exceptionnelle, s’est banalisée, ce qui alerte les associations de défense des animaux.
Plus agressifs, plus sujets au stress, les volailles doivent être contrôlées. Les éleveurs l’ont remarqué, et afin d’y palier, ils utilisent des “couvre-becs” à la manière d’une muselière pour chien.
Ainsi, si l’on fait les comptes, ce type d’élevage est accusé de plusieurs points : problèmes sanitaires, problèmes de bien-être des individus concernés, et des problèmes écologiques.
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Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Privés de liberté durant leur élevage, ces animaux n’ont aucune notion de survie, d’adaptation, de gestions des risques et des bruits avant-coureurs
il y aurait au moins 1 500 élevages de volatiles en France, selon le Syndicat national des producteurs de gibier de chasse. Cette pratique, autrefois exceptionnelle, s’est banalisée, ce qui alerte les associations de défense des animaux.
Plus agressifs, plus sujets au stress, les volailles doivent être contrôlées. Les éleveurs l’ont remarqué, et afin d’y palier, ils utilisent des “couvre-becs” à la manière d’une muselière pour chien.
Ainsi, si l’on fait les comptes, ce type d’élevage est accusé de plusieurs points : problèmes sanitaires, problèmes de bien-être des individus concernés, et des problèmes écologiques.
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