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Jeudi 23 Septembre 2021
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Média participatif sur la condition animale

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Média participatif sur la condition animale

Les autorités en Colombie Britannique ont tué 4500 ours en 8 ans

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
Contenu issu d’un livre, d’une revue, d’un magazine
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Grand Format
Synthèse
Questionnement
Article-source publié le
 25 juin 2020
Extrait de l'article
Au Canada, un ours qui commence à se nourrir de déchets humains est souvent condamné à mort par les autorités orwelliennes de "conservation". (Crédits : Woopets)
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Les statistiques ont de quoi surprendre. En Colombie-Britannique, près de 4500 ours ont été tués par des agents de conservation de la faune au cours des huit dernières années, déplorent des groupes de défense des animaux. Selon le ministère de l’Environnement, ce nombre est toutefois « relativement bas ».

Les statistiques ont de quoi surprendre. En Colombie-Britannique, près de 4500 ours ont été tués par des agents de conservation de la faune au cours des huit dernières années, déplorent des groupes de défense des animaux. Selon le ministère de l’Environnement, ce nombre est toutefois « relativement bas ».

En avril et en mai 2018 seulement, 113 ours ont été abattus par le service de conservation de la faune, ce qui équivaut à près de 2 ours par jour. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, dont relève le service de conservation de la faune dans la province, estime que 4500 en 8 ans reste un nombre relativement bas compte tenu des 20 000 plaintes liées à des ours reçues chaque année. 

Des groupes de défense des droits des animaux jugent quant à eux le nombre d’ours tués injustifiable.
Charlotte Dawe, du groupe Wilderness Committee, soutient que l’euthanasie devrait être le dernier recours utilisé lorsqu’un ours est devenu trop habitué aux humains.

Négligences en série
Mme Dawe ajoute que les personnes qui demeurent près des zones habitées par les ours devraient être les premières à prendre les mesures nécessaires pour dissuader ces derniers de s’approcher des maisons.
Elle leur demande, par exemple, d’éviter de mettre des mangeoires d’oiseaux à l’extérieur et de sortir les déchets la veille de la collecte, et de s’assurer que leur barbecue bien propre et vide de traces d’aliments.
 
Des compromis que les humains refusent trop souvent de faire, affirme Anne Booth, professeure en gestion des écosystèmes à l’Université du nord de la Colombie-Britannique. Cette négligence peut s’avérer fatale pour les ours, dit-elle.
 
Les personnes habitant dans ces zones peuvent également tenter de faire fuir les ours en faisant du bruit à l’aide de cloches ou en lançant des projectiles en caoutchouc toutes les fois que l’ours s’approche des poubelles.

Il s’agit de mesures, qui, si elles sont répétées suffisamment, peuvent s’avérer efficaces contre les ours noirs, soutient Charlotte Dawe.

Les agents de conservation de la faune ont également accès à de nombreux autres recours que l’euthanasie pour éloigner un ours qui s’aventure trop près d’une résidence, ajoute-t-elle.
Depuis 2003, en Alaska et dans l’État de Washington, les agents utilisent avec succès des chiens d’ours de Carélie pour faire fuir les ours. Dans 80 % des cas, les ours ne reviennent plus.

Le chien d'ours de Carélie est assez réservé, très courageux et surtout tenace. (Crédits : https://eleveurs-canins.skyrock.com)

Une méthode qui n’est pas employée en Colombie-Britannique, mais que plus de 40 000 signataires d’une pétition lancée il y a un an aimeraient voir utiliser par les agents de conservation de la faune de la province.

Une controverse que Bryce Casavant connaît parfaitement : en 2015, l’agent de conservation de la faune a été suspendu et renvoyé pour avoir refusé de tuer deux oursons qui accompagnaient leur mère dans un parc de maisons mobiles à Port Hardy, sur l’île de Vancouver.

Bryce Casavant se dit convaincu de l’existence d’une culture au sein du service de conservation de la province qui ne priorise pas la sauvegarde des animaux sauvages.

« Le service des agents de conservation a des liens très étroits avec le secteur de la chasse, des liens qui influencent la culture et la structure de tout le service », affirme-t-il.

« Il existe une attitude désinvolte face à la mort des animaux, qui, à mon avis, ne devrait pas exister au sein d’un service comme celui de la conservation et qui n’est pas appropriée », affirme M. Casavant.

Le ministère de l’Environnement soutient pour sa part qu’il accorde la priorité à la sécurité publique. Même si tous les efforts sont déployés pour éviter d’euthanasier un ours, précise le Ministère, il est trop risqué de laisser en vie les animaux qui se sont habitués à la nourriture humaine. Des ours qui sont condamnés tôt ou tard à revenir près des humains et qui, malheureusement, doivent être éliminés.

L’ex-agent de conservation de la faune, aujourd’hui analyste politique au groupe de défense des animaux Pacific Wild, propose qu’en tant que force armée, les agents de conservation de la faune soient intégrés aux forces policières et assujettis au même mécanisme de surveillance que la police régulière et portent des caméras d’intervention.

(…)

«  Les agents de conservation sont des agents en uniforme, armés, qui peuvent à tout moment décharger leur arme à feu sans être redevables en aucune façon, contrairement aux policiers qui, eux, doivent régulièrement répondre de leurs gestes », ajoute M. Casavant.
Le service de conservation de la faune de la Colombie-Britannique accueille favorablement l’idée d’un mécanisme de surveillance externe et dit être en train d’en mettre un sur pied pour établir la confiance du public.

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Auteur(s)
Dominique Arnoldi
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, dont relève le service de conservation de la faune dans la province, estime que 4500 en 8 ans reste un nombre relativement bas compte tenu des 20 000 plaintes liées à des ours reçues chaque année.  
Mme Dawe ajoute que les personnes qui demeurent près des zones habitées par les ours devraient être les premières à prendre les mesures nécessaires pour dissuader ces derniers de s’approcher des maisons.
Bryce Casavant se dit convaincu de l’existence d’une culture au sein du service de conservation de la province qui ne priorise pas la sauvegarde des animaux sauvages
Même si tous les efforts sont déployés pour éviter d’euthanasier un ours, précise le Ministère, il est trop risqué de laisser en vie les animaux qui se sont habitués à la nourriture humaine.
«  Les agents de conservation sont des agents en uniforme, armés, qui peuvent à tout moment décharger leur arme à feu sans être redevables en aucune façon, contrairement aux policiers qui, eux, doivent régulièrement répondre de leurs gestes », ajoute M. Casavant.
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Dominique Arnoldi
Auteur(s) de l'œuvre
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sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, dont relève le service de conservation de la faune dans la province, estime que 4500 en 8 ans reste un nombre relativement bas compte tenu des 20 000 plaintes liées à des ours reçues chaque année.  
Mme Dawe ajoute que les personnes qui demeurent près des zones habitées par les ours devraient être les premières à prendre les mesures nécessaires pour dissuader ces derniers de s’approcher des maisons.
Bryce Casavant se dit convaincu de l’existence d’une culture au sein du service de conservation de la province qui ne priorise pas la sauvegarde des animaux sauvages
Même si tous les efforts sont déployés pour éviter d’euthanasier un ours, précise le Ministère, il est trop risqué de laisser en vie les animaux qui se sont habitués à la nourriture humaine.
«  Les agents de conservation sont des agents en uniforme, armés, qui peuvent à tout moment décharger leur arme à feu sans être redevables en aucune façon, contrairement aux policiers qui, eux, doivent régulièrement répondre de leurs gestes », ajoute M. Casavant.
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