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Vendredi 26 Février 2021

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Le darwinisme animal en milieu humain

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Article-source publié le
 4 décembre 2018
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Les pigeons ramiers sont très bien adaptés au milieu urbain, où ils parviennent facilement à survivre et à se reproduire. (Crédits : MAXPPP)
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Des plantes et des bêtes qui ne se ressemblent pas, voilà ce qui fait la richesse et la singularité des contrées qui parsèment le monde. Le kiwi d’Okarito, par exemple, ne gambade qu’en Nouvelle-Zélande. L’okapi est endémique de République démocratique du Congo

(…)

Mais ces spécificités locales pourraient s’estomper à mesure que l’homme transforme les habitats naturels en surfaces agricoles et en zones urbaines. Avec, à la clé, une uniformisation des espèces animales et végétales autour du globe.

Ce n’est pas qu’une hypothèse : le processus est déjà bien engagé. Une étude internationale, publiée mardi 4 décembre dans la revue Plos Biology, révèle que les espèces largement répandues, qui s’adaptent bien à tous types de milieux, tirent parti des habitats modifiés par l’homme et y prospèrent.
C’est le cas par exemple du pigeon, du faucon pèlerin, du moineau domestique, de la souris grise ou du rat des champs : on les retrouve partout car ils sont particulièrement à l’aise dans ces nouveaux habitats, souligne Tim Newbold, écologue au University College London et premier auteur de l’étude.

Étude à l'échelle planétaire

A l’inverse, on observe un déclin, à la fois en termes d’abondance et de diversité, des espèces animales et végétales moins communes – qui possèdent des aires de répartition géographique modestes et sont donc plus vulnérables aux modifications de leur environnement – au sein des territoires exploités par l’homme. La chouette effraie des Célèbes, la panthère des neiges ou encore Amblystomus niger, une espèce très rare de coléoptère que l’on ne trouve qu’en France, en font partie.

Alors que la perte de biodiversité en cours dans le monde fait l’objet de nombreux travaux, c’est la première fois qu’une étude est menée à l’échelle planétaire en utilisant une telle méthodologie : les chercheurs ont compilé et analysé plus d’un million de données portant sur 19 334 espèces – dont 7 111 de plantes terrestres, 7 048 d’invertébrés et 5 175 de vertébrés – dans 81 pays. Végétation primaire et secondaire, plantations forestières, champs, pâtures, zones urbaines : tous les biomesSynonyme d’écozone ou écorégion, c’est le rang d’unité fondamentale pour l’écologie. C’est l’entité écologique et l’unité biogéographique que constituent la formation végétale et la formation animale qui lui correspond (désert, toundra, forêt humide, forêt sèche, steppe, maquis etc.) terrestres ont été passés au crible, hormis les prairies et savanes inondables.

Sans surprise, leurs résultats montrent que, par rapport aux espaces de végétation primaire, le phénomène d’uniformisation des espèces touche principalement les milieux urbains, les plantations forestières, les champs et les pâtures, c’est-à-dire les habitats que l’homme contrôle le plus. La perte de diversité et d’abondance des espèces locales peut y atteindre 30 à 50 % par rapport à des habitats non altérés par l’homme.

(…)

L'agro-écologie à la rescousse

Pour Denis Couvet, directeur du département d’écologie et de gestion de la biodiversité au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, ces résultats soulèvent un « problème majeur pour la biodiversité – et donc pour les humains – notamment à cause de la dégradation des services écosystémiques qui devrait en résulter ». Selon lui, cette perte de biodiversité risque d’«obérerLimiter, restreindre les capacités de résilienceCapacité d’un système vivant à retrouver les structures et les fonctions de son état de référence après une perturbation. des écosystèmes face aux changements globaux ».

Afin de prévenir l’uniformisation des espèces, l’écologue recommande notamment le développement de pratiques forestières intégrant davantage de diversité et la réduction de l’agriculture conventionnelle au profit de l’agro-écologie. Cette dernière fait en effet « appel à des infrastructures écologiques – haies, bosquets, bois – nécessaires aux pollinisateurs et aux auxiliaires des cultures », et occupe des parcelles plus petites et plus diverses.

De fait, elle « demande et recrée une grande diversité d’habitats, favorable aux espèces spécialistes », souligne M. Couvet. Consommer moins permettrait également de réduire « la pression humaine pesant sur les écosystèmes, liée à leur exploitation ».

Article indexé par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Auteur(s)
Sylvie Burnouf
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Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
les espèces largement répandues, qui s’adaptent bien à tous types de milieux, tirent parti des habitats modifiés par l’homme et y prospèrent.
le phénomène d’uniformisation des espèces touche principalement les milieux urbains, les plantations forestières, les champs et les pâtures, c’est-à-dire les habitats que l’homme contrôle le plus.
l’écologue recommande notamment le développement de pratiques forestières intégrant davantage de diversité et la réduction de l’agriculture conventionnelle au profit de l’agro-écologie
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les espèces largement répandues, qui s’adaptent bien à tous types de milieux, tirent parti des habitats modifiés par l’homme et y prospèrent.
le phénomène d’uniformisation des espèces touche principalement les milieux urbains, les plantations forestières, les champs et les pâtures, c’est-à-dire les habitats que l’homme contrôle le plus.
l’écologue recommande notamment le développement de pratiques forestières intégrant davantage de diversité et la réduction de l’agriculture conventionnelle au profit de l’agro-écologie
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