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Actus et culture animalières

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La passion grandissante des japonais pour les chats et les chiens

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Article-source publié le
 28 Novembre 2018
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Un dog-sitter au parc Yoyogi de Tokyo. (Crédits : triptripnow.com)
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Le marché des produits et des accessoires pour animaux de compagnie est en plein essor au Japon.
Il est ainsi estimé à 1 137 milliards de yens (environ 10 milliards d’euros). De plus, ce marché connaît une croissance soutenue depuis quelques années : + 3 % par an depuis 2002.

Tout cela a son revers de médaille : le marché est si juteux que la mafia nippone (les yakuza), qui privilégie traditionnellement les bars à hôtesses et les salles de jeux, a décidé d’y prendre part. Selon les gérants de « pet shops » (animaleries), la mafia en contrôle désormais un grand nombre sur les territoires qu’elle a investis à coup d’acquisitions immobilières, comme Kabukichô ou Ikebukuro, des quartiers de la nuit à Tokyo.

Si bien qu’à Tokyo on peut se procurer un chiot ou un chaton à… n’importe quelle heure du jour et pratiquement de la nuit. Le site rue89.com relate en effet que la plupart des animaleries sont ouvertes jusqu’à minuit. Mais ces achats impulsifs ont un coût : chatons et chiots se vendent à prix d’or. Ainsi, un chihuahua vous coûtera 4 000 euros, et un siamois 2 500 euros.

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Le marché des produits et des accessoires pour animaux de compagnie est en plein essor au Japon.
Il est ainsi estimé à 1 137 milliards de yens (environ 10 milliards d’euros). De plus, ce marché connaît une croissance soutenue depuis quelques années : + 3 % par an depuis 2002.

Tout cela a son revers de médaille : le marché est si juteux que la mafia nippone (les yakuza), qui privilégie traditionnellement les bars à hôtesses et les salles de jeux, a décidé d’y prendre part. Selon les gérants de « pet shops » (animaleries), la mafia en contrôle désormais un grand nombre sur les territoires qu’elle a investis à coup d’acquisitions immobilières, comme Kabukichô ou Ikebukuro, des quartiers de la nuit à Tokyo.

Si bien qu’à Tokyo on peut se procurer un chiot ou un chaton à… n’importe quelle heure du jour et pratiquement de la nuit. Le site rue89.com relate en effet que la plupart des animaleries sont ouvertes jusqu’à minuit. Mais ces achats impulsifs ont un coût : chatons et chiots se vendent à prix d’or. Ainsi, un chihuahua vous coûtera 4 000 euros, et un siamois 2 500 euros.

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Selon le site d’information rue89.com, les assurances santé animales connaissent une augmentation de leur clientèle depuis à peine un an.
En 2007, Anicom est ainsi la première assurance pour animaux légalement autorisée à s’implanter sur le marché japonais. C’est un véritable succès : 280 000 contrats sont signés en 2010, contre 120 000 seulement en 2008.

Le gouvernement japonais est lui-même intervenu activement afin de favoriser la santé des animaux domestiques. Depuis 2000, la fabrication de la nourriture pour animaux est soumise à des contrôles plus stricts : ainsi, l’importation des aliments en boîte bon marché produits en Chine, jugés trop bas de gamme, a été limitée.

Les bars à chats sont nés au Japon. (Crédits : ameliemarieintokyo.com)
Explosion des services

Les services se développent à grande vitesse : de l’acupuncture au massage canin en passant par l’aromathérapie, les offres dédiées au bien-être animal fleurissent.
On trouve même des « bars à chats ». Les maîtres qui n’ont pas d’animaux peuvent venir y prendre un verre et… caresser un des matous présents dans ces établissements afin de se détendre. Mais hors de question de forcer les félins. Reste aussi la possibilité de louer un chien à l’heure par le biais de centres de location spécialisés ! 

Les supermarchés dédiés entièrement à l’animal de compagnie font recette, comme celui nommé Pet City, et qui arbore pour slogan : « Pets come first » (les animaux de compagnie sont prioritaires). Depuis son ouverture il y a dix ans, relate rue89.com en rapportant les propos de sa responsable , Yukiko Kuroda, la clientèle a évolué : « Aujourd’hui, des clients réguliers n’hésitent plus à acheter pour plus 100 000 yens (900 euros) mensuels d’accessoires et de nourriture. Depuis environ un an, l’évolution des clients de Pet City est surprenante : pour la majorité, il s’agit de couples sans enfants ou de célibataires qui considèrent leurs animaux comme de véritables enfants. »

(…)

Les Japonais feraient-ils preuve de plus anthropomorphisme que nous ? Oui, s’il on en juge le témoignage d’une maîtresse : « Je promène mon chien en poussette car c’est plus confortable pour lui : quand le sol est trop chaud par exemple, cela lui évite de se brûler les pattes. »

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
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sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Anicom est ainsi la première assurance pour animaux légalement autorisée à s’implanter sur le marché japonais. C’est un véritable succès : 280 000 contrats sont signés en 2010, contre 120 000 seulement en 2008.
Selon les gérants de « pet shops » (animaleries), la mafia en contrôle désormais un grand nombre sur les territoires qu’elle a investis à coup d’acquisitions immobilières
Les services se développent à grande vitesse : de l’acupuncture au massage canin en passant par l’aromathérapie, les offres dédiées au bien-être animal fleurissent.
Depuis environ un an, l’évolution des clients de Pet City est surprenante : pour la majorité, il s’agit de couples sans enfants ou de célibataires qui considèrent leurs animaux comme de véritables enfants. 
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Anicom est ainsi la première assurance pour animaux légalement autorisée à s’implanter sur le marché japonais. C’est un véritable succès : 280 000 contrats sont signés en 2010, contre 120 000 seulement en 2008.
Selon les gérants de « pet shops » (animaleries), la mafia en contrôle désormais un grand nombre sur les territoires qu’elle a investis à coup d’acquisitions immobilières
Les services se développent à grande vitesse : de l’acupuncture au massage canin en passant par l’aromathérapie, les offres dédiées au bien-être animal fleurissent.
Depuis environ un an, l’évolution des clients de Pet City est surprenante : pour la majorité, il s’agit de couples sans enfants ou de célibataires qui considèrent leurs animaux comme de véritables enfants. 
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