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La Macronie veut punir les lanceurs d'alerte des élevages

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Article-source publié le
 21 décembre 2019
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La FNSEA a donné ses consignes au gouvernement et à la gendarmerie pour inimider et punir tous ceux qui s'opposent à ses méthodes. (Crédits : Colcanopa)
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L’association L214 dénonce la création d’une cellule par le ministère de l’Intérieur dédiée à la protection des agriculteurs contre les intrusions dans les fermes.

L’association L214 opposée à toute forme d’élevage et à la consommation de viande s’est insurgée vendredi contre la création d’une cellule dédiée à la protection des agriculteurs contre les intrusions, estimant que le gouvernement entend ainsi « intimider les associations de défense des animaux ».

Le 13 décembre, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait présenté Demeter, une cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole. « J’ai demandé que l’antispécisme soit un des axes prioritaires du renseignement », avait-il déclaré lors d’une visite dans le Finistère en présence de représentants des syndicats agricoles FNSEA et Jeunes agriculteurs.

La FNSEA, et la gendarmerie, même combat.
Atteinte au débat démocratique

La gendarmerie a indiqué avoir recensé depuis le début de l’année « 14 498 faits » d’atteintes au monde agricole, en augmentation de « 1,5% par rapport à l’année précédente ». 
Selon L214, sur l’ensemble des faits enregistrés en 2019, « 64,5% sont des vols (cambriolages, vols de tracteurs, de GPS, de carburant…) ». L214 reprend le chiffre évoqué en novembre par la FNSEA de « 41 intrusions » entre le 1er janvier et le 30 août 2019 dans des fermes par des militants antispécistes. Ce qui représente selon l’association un « échantillon » de 0,28% « monté en épingle et associé à des actes de vandalisme sans rapport pour « justifier » un arsenal répressif démesuré ».

Ces moyens visent à « faciliter les inculpations pour association de malfaiteurs : une infraction qui peut être punie de 10 ans de prison et jusqu’à 150 000 euros d’amende. C’est une véritable menace pour les lanceurs d’alerte et une entrave au débat démocratique nécessaire autour de notre modèle agricole », affirme l’association.

Omerta des pouvoirs publics sur la maltraitance animale

Selon Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 citée dans le communiqué, « le seul crime des associations est d’exposer publiquement ce que la FNSEA et l’industrie agroalimentaire (…) ne voudraient pas qu’on voit : les vaches à hublot optimisées pour produire toujours plus, les moissonneuses à poulets, le broyage des poussins et des canetons pour la production d’œufs ou de foie gras, les truies enfermées entre des barreaux, les poules et les lapins élevés en cage… »

« Parler d’intrusions sans rappeler cette intention est malhonnête : il s’agit de pure propagande. C’est une tactique pour préparer une répression contre les personnes qui s’engagent pour les animaux », affirme-t-elle.

(…)

Article indexé par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Crédits : Le Canard Réfractaire
Auteur(s)
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
EPOCH TIMES / AFP
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
L’association L214 dénonce la création d’une cellule par le ministère de l’Intérieur dédiée à la protection des agriculteurs contre les intrusions dans les fermes.
une infraction qui peut être punie de 10 ans de prison et jusqu’à 150 000 euros d’amende. C’est une véritable menace pour les lanceurs d’alerte
« Parler d’intrusions sans rappeler cette intention est malhonnête : il s’agit de pure propagande. C’est une tactique pour préparer une répression contre les personnes qui s’engagent pour les animaux »
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L’association L214 dénonce la création d’une cellule par le ministère de l’Intérieur dédiée à la protection des agriculteurs contre les intrusions dans les fermes.
une infraction qui peut être punie de 10 ans de prison et jusqu’à 150 000 euros d’amende. C’est une véritable menace pour les lanceurs d’alerte
« Parler d’intrusions sans rappeler cette intention est malhonnête : il s’agit de pure propagande. C’est une tactique pour préparer une répression contre les personnes qui s’engagent pour les animaux »
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