Le média d'informations et de culture animalière

Samedi 6 Mars 2021

Le média d'informations et de culture animalière

Engageons-nous pour
une information complète sur
la zoodiversité et la cause animale

RÉPERTOIRES
ARCHIVAGES
HALLS
THÈMES
FORMAT
RÉACTIONS
NOUS AIDER

Garde à vue pour l'homme qui battait les veaux

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
Contenu issu d’un livre, d’une revue, d’un magazine
Podcast, ou contenu audio
GF
Grand Format
Synthèse
Article-source publié le
 3 mai 2019
Contenu central
Sur des images clandestines, on voit clairement le sadique placé en garde à vue sauter sur les veaux. (Crédits : L214)
AjustezCes options sont inopérantes sous Internet Explorer 8
votre confort de lecture

Un jeune homme a été mis en garde à vue ce jeudi pour acte de cruauté suite à l’enquête que nous avons dévoilée sur les « veaux de Cherbourg », transportés dans des conditions déplorables entre l’Irlande, les Pays-Bas et nos assiettes, parfois sans nourriture ni eau durant des heures.

Il s’agirait de l’employé en tee-shirt, violent, que l’on voit sur les vidéos de l’association L214 tournées en caméra cachée dans le centre de transit Qualivia de Tollevast près de Cherbourg (Manche). Sur ces images, on voit un agent frapper les bêtes, et sauter sur un veau resté au sol. Les militants avaient même retrouvé le cadavre d’un des veaux frappés, identifié grâce au numéro sur sa boucle d’oreille.

Jeudi, le parquet saisi par les services vétérinaires a estimé qu’il s’agissait d’un « cas isolé ». « Mon enquête porte sur des actes de cruauté par un individu, et pas sur le fonctionnement de l’entreprise » qui l’employait au moment des faits, a précisé le procureur de la République de Cherbourg Yves Le Clair.

Contacté, le responsable du centre de Tollevast explique être resté « sidéré, sans voix devant les images ». « Ce jeune homme que je connais a quitté l’entreprise, évidemment il n’avait jamais eu ce comportement devant moi », jure-t-il.

Un des veaux décédé de Qualivia, mort à la suite de mauvais traitements. (Crédits : L214)
Actes de cruauté chez Qualivia

L214 et Eyes on Animals, les ONG de défense des animaux à l’origine de ces révélations, ont en fait porté plainte contre l’entreprise Qualivia, propriétaire du centre. « Outre des actes de cruauté, il y a clairement des mauvais traitements répétés, indique l’avocate des plaignants Hélène Thouy. Le tournage a duré plusieurs jours, or l’on voit que ces animaux ne cessent de subir des coups de bâtons. »

Si l’ex-employé appréhendé pour cruauté encourt jusqu’à 30 000 € d’amendes et deux ans d’emprisonnement selon la justice pénale, les mauvais traitements dépendent eux du Code rural avec à la clé, pour le responsable, jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Des peines qui ne sont presque jamais appliquées. Maître Thouy considère déjà que « cette garde à vue immédiate, rare dans des cas d’acte de cruauté, est plutôt un signal positif ».

Pour les ONG du bien-être animal, les vidéos montrent aussi que les veaux âgés de quelques semaines ne sont pas assez nourris.
Elles soupçonnent également une surpopulation dans le centre de Tollevast, prévu pour des animaux qui sillonnent l’Europe.
Par cette enquête, L214 et Eyes on Animals comptent dénoncer l’enfer des bétaillères pour ces veaux, « sous-produits de l’industrie laitière ».
Venus d’élevage laitier en Irlande, ils transitent près de Cherbourg pour se rendre dans des centres d’engraissement en Espagne ou en Hollande, à des milliers de kilomètres. Dans une pétition, les associations réclament la fin des transports des animaux non sevrés en Europe.

Article indexé par Franck Isaac
Crédits : L214 éthique et animaux
Auteur(s)
Émilie Torgemen
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Les militants avaient même retrouvé le cadavre d’un des veaux frappés, identifié grâce au numéro sur sa boucle d’oreille.
les mauvais traitements dépendent eux du Code rural avec à la clé, pour le responsable, jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Des peines qui ne sont presque jamais appliquées.
RECHERCHE PAR ÉTIQUETTES
Auteur(s)
Émilie Torgemen
Auteur(s) de l'œuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Les militants avaient même retrouvé le cadavre d’un des veaux frappés, identifié grâce au numéro sur sa boucle d’oreille.
les mauvais traitements dépendent eux du Code rural avec à la clé, pour le responsable, jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Des peines qui ne sont presque jamais appliquées.
RECHERCHE PAR ÉTIQUETTES
0 0 voter
L'article est-il instructif ?
S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires