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Jeudi 23 Septembre 2021
Jeudi 23 Septembre 2021

Média participatif sur la condition animale

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Média participatif sur la condition animale

Elle assassine une girafe puis fanfaronne avec son coeur sur les réseaux sociaux

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Synthèse
Article-source publié le
 23 février 2021
Extrait de l'article
Merelize van der Merwe exhibe fièrement son nouveau trophée après avoir déjà tué plus de 500 animaux libres depuis son enfance. (Crédits : Merelize van der Merwe / Facebook)
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Cette Sud-Africaine de 32 ans a raconté avoir vécu un week-end de rêve, offert par son mari pour célébrer la Saint-Valentin. Moyennant 1.700 euros, le couple a pu abattre la girafe dans un «parc à gibier».

Cette Sud-Africaine de 32 ans a raconté avoir vécu un week-end de rêve, offert par son mari pour célébrer la Saint-Valentin. Moyennant 1.700 euros, le couple a pu abattre la girafe dans un «parc à gibier».

Elle rêvait depuis des années d’ajouter cet animal à son tableau de chasse, qui comptabilisait déjà plus de 500 animaux sauvages dont des lions, des léopards et même des éléphants.
Alors que le couple devait initialement partir pour un week-end romantique, leurs plans ont changé à la dernière minute lorsqu’ils ont été alertés de la possibilité d’abattre une girafe. «Mon merveilleux mari savait que c’était mon rêve et m’a pleinement soutenue […] J’étais comme une enfant pendant deux semaines, je comptais les jours. Ensuite, j’ai été submergée d’émotions», explique-t-elle sur Facebook.

Après avoir tué la girafe, la chasseuse n’a pas hésité a posté les photos de son «trophée». On la voit posant fièrement, notamment arme en main, à côté de l’animal mort.
La jeune femme, est allée encore plus loin, en publiant une photo sur laquelle elle pose avec le cœur de l’animal.

(…)

L'indécence totale de la tueuse à provoqué un vif emoi de colère sur les réseaux sociaux. (Crédits : Merelize van der Merwe / Facebook)

Alors que ses publications ont suscité la colère de nombreux internautes, la Sud-africaine s’est défendue en affirmant que la mise à mort de la girafe avait donné du travail à 11 personnes ce jour-là et avait fourni de la viande à de nombreux habitants, rapporte le Daily Mirror. Plus largement, elle a soutenu que la chasse permettait de créer des emplois dans le tourisme et protégeait les espèces en voie d’extinction.

Des arguments réfutés par les associations de protection des animaux. «Les affirmations des chasseurs de trophée selon lesquelles ils se préoccupent de la conservation de la faune sont très trompeuses. La chasse aux trophées n’est pas un outil de conservation et ne contribue pas de manière significative aux communautés locales», a ainsi expliqué au journal britannique le Dr Mark Jones de la fondation Born Free.

«Quelqu’un qui tue un autre être sensible, lui découpe le cœur et s’en vante correspond à la définition d’un sociopathe. Un jour, la chasse aux trophées sera répertoriée comme le signe d’un trouble psychiatrique», a par ailleurs réagi la PETA.

De son côté, la jeune femme multiplie sur sa page Facebook les posts contre les associations de défense des animaux, le veganisme… 

 

What is a trophy hunter, someone who waits years for the right animal, I set out in 2016 on a quest to hunt a big black…

Publiée par Merelize van der Merwe sur Samedi 13 février 2021

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac
Commentaire du curateur

Même si probablement, la procédure n’aboutira pas, une pétition a été lancée sur Facebook pour bannir Merelize Van Der Merwe des réseaux sociaux, qui rencontre beaucoup de succès. Nous vous faisons suivre le lien de cette pétition.
Plus généralement, il est indéniable que la caisse de résonance des réseaux sociaux génère ce genre de comportement ordurier, motivé par une soif de gloire et de reconnaissance indécentes sur le dos des animaux, victimes innocentes d’égos sanguinaires.
On s’étonnera aussi que ces assassins n’aient pas conscience que l’exhibition de leurs crimes soit à contre-courant de l’émergence d’une cause animale qui gagne largement du terrain dans la conscience citoyenne, engendrant une colère et une hostilité publique bien plus forts que les soutiens admiratifs devant ce genre de crime.

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Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Meta-source
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Elle rêvait depuis des années d’ajouter cet animal à son tableau de chasse, qui comptabilisait déjà plus de 500 animaux sauvages dont des lions, des léopards et même des éléphants.
La jeune femme, est allée encore plus loin, en publiant une photo sur laquelle elle pose avec le cœur de l’animal.
Plus largement, elle a soutenu que la chasse permettait de créer des emplois dans le tourisme et protégeait les espèces en voie d’extinction.
«Quelqu’un qui tue un autre être sensible, lui découpe le cœur et s’en vante correspond à la définition d’un sociopathe. Un jour, la chasse aux trophées sera répertoriée comme le signe d’un trouble psychiatrique»
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Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Elle rêvait depuis des années d’ajouter cet animal à son tableau de chasse, qui comptabilisait déjà plus de 500 animaux sauvages dont des lions, des léopards et même des éléphants.
La jeune femme, est allée encore plus loin, en publiant une photo sur laquelle elle pose avec le cœur de l’animal.
Plus largement, elle a soutenu que la chasse permettait de créer des emplois dans le tourisme et protégeait les espèces en voie d’extinction.
«Quelqu’un qui tue un autre être sensible, lui découpe le cœur et s’en vante correspond à la définition d’un sociopathe. Un jour, la chasse aux trophées sera répertoriée comme le signe d’un trouble psychiatrique»

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