Dimanche 18 Avril 2021

Actus et culture animalières

Version Beta 2.1

RÉPERTOIRES
ARCHIVAGES
HALLS
THÈMES
FORMAT
RÉACTIONS
NOUS AIDER

Comme tant d'autres espèces, la girafe à son tour frappée "d'extinction silencieuse"

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
Contenu issu d’un livre, d’une revue, d’un magazine
Podcast, ou contenu audio
GF
Grand Format
Synthèse
Article-source publié le
 21 octobre 2019
Contenu central
Comme la plupart des animaux libres de la Terre, les girafes sont frappées par une extinction rapide de leurs population.
AjustezCes options sont inopérantes sous Internet Explorer 8
votre confort de lecture

En 2016, une équipe de scientifiques a eu une révélation (encore sujette à débat) concernant les girafes.
Jusqu’alors, l’opinion courante était que toutes les girafes appartenaient à une seule espèce, Giraffa camelopardalis

En 2016, une équipe de scientifiques a eu une révélation (encore sujette à débat) concernant les girafes.
Jusqu’alors, l’opinion courante était que toutes les girafes appartenaient à une seule espèce, Giraffa camelopardalis

L’analyse génétique semble aujourd’hui indiquer qu’il existe quatre espèces distinctes de girafes, elles-mêmes divisées en cinq sous-espèces. Parmi celles-ci figure la rare girafe du Niger (ou girafe d’Afrique de l’OuestGiraffa camelopardalis peralta), cette réfugiée aux taches claires que l’on ne trouve plus que dans la région de Kouré, au Niger.

Sur la base de cette nouvelle taxinomie, toutes les girafes, sauf deux sous-espèces, seraient considérées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction.

À travers toute l’Afrique, les populations ont diminué de près de 40 % en trois décennies. Il ne resterait plus qu’environ 110 000 girafes sur la planète

Extinction silencieuse

Il s’agit d’une « extinction silencieuse », estime Julian Fennessy, codirecteur de la Fondation pour la préservation de la girafe (GCF).
Car, si le public s’inquiète de la disparition des éléphants et des grands singes, la plupart des gens croient que la girafe s’en sort très bien à l’état sauvage.
De fait, dans certaines parties de l’Afrique, les girafes se portent bien. En Afrique du Sud et en Namibie, les élevages privés de gibier augmentent le nombre d’animaux sauvages, et les girafes sont chassées de façon légale. Les populations y ont presque doublé lors des dernières décennies.

En Afrique de l’Est, les perspectives sont bien plus sombres pour la girafe réticulée et la girafe masaï.
Selon Arthur Muneza, coordinateur de la GCF pour l’Afrique de l’Est, « ce qui tue les girafes dans le sud du Kenya, ce sont les clôtures. C’est un péril encore plus important que le braconnage. Les girafes ne peuvent pas sauter par-dessus les clôtures, ce qui signifie que leurs aires de répartition sont en train de se morceler. »

La multiplication des clôtures dans les grandes plaines sauvages est un problème majeur pour les grandes migrations, et un facteur de mortalité important pour les girafes. (Crédits : G. Sukhchuluun)

La croissance démographique, le surpâturage du bétail et le changement climatique poussent les éleveurs et les agriculteurs vers les zones sauvages et les habitats des girafes.
En parallèle, la population de girafes de Nubie, située principalement en Ouganda, a diminué de 97 % lors des trente dernières années, ce qui en fait l’un des grands mammifères les plus menacés du monde.

Les girafes du Niger sont encore plus rares. Toutefois, leur nombre est remonté à plus de 600 en vingt-cinq ans – il n’en restait que 49 en 1996. Leur retour est l’une des plus grandes réussites en matière de conservation en Afrique. C’est aussi l’une des plus inattendues.

Le Niger est le dernier sur 189 pays dans le classement des Nations unies selon l’indice de développement humain. D’habitude, la protection de la faune ne figure pas parmi ses priorités.
En 1996, après un coup d’État, le nouveau président du Niger, Ibrahim Baré Maïnassara, a envoyé l’armée dans la brousse pour capturer des animaux à offrir aux présidents du Nigeria et du Burkina Faso voisins.
Pas une seule des girafes capturées n’a survécu à l’opération, et la population de girafes du Niger a diminué de près d’un tiers.
Cette situation dramatique a amené le Niger (doté d’un nouveau président) à élaborer en 2011 la première stratégie nationale de conservation des girafes en Afrique. Les autorités ont quasiment éliminé le braconnage et, faute de prédateur naturel, le nombre de girafes a pu croître.

(…)

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Crédits : Brut
Auteur(s)
Ami Vitale
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Revue-Source
National Geographic Magazine N°241
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Sur la base de cette nouvelle taxinomie, toutes les girafes, sauf deux sous-espèces, seraient considérées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction. 
À travers toute l’Afrique, les populations ont diminué de près de 40 % en trois décennies. Il ne resterait plus qu’environ 110 000 girafes sur la planète
« ce qui tue les girafes dans le sud du Kenya, ce sont les clôtures. C’est un péril encore plus important que le braconnage. »
la population de girafes de Nubie, située principalement en Ouganda, a diminué de 97 % lors des trente dernières années, ce qui en fait l’un des grands mammifères les plus menacés du monde.
RECHERCHE PAR ÉTIQUETTES
Auteur(s)
Ami Vitale
Auteur(s) de l'œuvre
Publication complète
Revue-Source
National Geographic Magazine N°241
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Sur la base de cette nouvelle taxinomie, toutes les girafes, sauf deux sous-espèces, seraient considérées comme vulnérables, en danger ou en danger critique d’extinction. 
À travers toute l’Afrique, les populations ont diminué de près de 40 % en trois décennies. Il ne resterait plus qu’environ 110 000 girafes sur la planète
« ce qui tue les girafes dans le sud du Kenya, ce sont les clôtures. C’est un péril encore plus important que le braconnage. »
la population de girafes de Nubie, située principalement en Ouganda, a diminué de 97 % lors des trente dernières années, ce qui en fait l’un des grands mammifères les plus menacés du monde.
RECHERCHE PAR ÉTIQUETTES
0 0 voter
L'article est-il instructif ?
S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires