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Vendredi 26 Février 2021

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Ce langage qui dédramatise l'insupportable

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Billet d'humeur
Article-source publié le
 09 février 2021
Contenu central
Alain Bougrain Dubourg, est un journaliste, producteur, et réalisateur de télévision française depuis longtemps engagé pour la protection animale. Il est président de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) depuis 1986. (Crédits : Lunion.fr)
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Et voilà qu’en ce début de 21ème siècle, des pratiques féodales perdurent dans l’indifférence des décideurs.
Pire, on baisse le voile sur la souffrance animale en usant de mots n’affectant pas notre sensibilité.

Ainsi, à la chasse, on ne tue plus, on « prélève » ; dans les cirques on ne dresse plus, on « éduque » ; les élevages industriels sont devenus « conventionnels », tandis que dans les abattoirs on ne saigne plus sans insensibilisation, on pratique le « rituel ».

D’une richesse admirable, la langue française dédramatise l’insupportable. Même le mot « nuisible » a été effacé du vocabulaire lors de la loi sur la reconquête de la biodiversité en 2016. Désormais il faut dire « susceptible d’occasionner des dégâts ». Qu’est ce que cela change pour les intéressés, renards, martres, putois et autres geais ? Rien ! On continue de les traquer par le fer et par le feu. La fondation du groupe La Dépêche a lancé un Concours Régional d’Eloquence dont le thème cette année est « Protection des êtres sensibles« .
14 établissements scolaires de la région Occitanie sont arrivés en finale afin de s’exprimer devant un jury présidé par Louis Schweitzer.

(…)

Au hasard des plaidoiries, le jury a noté que les plus rejetés méritaient la plus grande attention en référence à l’ortie, défendue par Victor Hugo. « J’aime l’ortie car on la hait ! ».
Autre réflexion : l’idée d’imaginer que les animaux puissent prendre la parole, quel serait alors leur message ? Plus loin, le pangolin et la chauve-souris ne nous ramèneraient ils pas également à la raison ?

« L’éloquence est un art de conviction et de sincérité, pas de sophistication », a rappelé le bâtonnier Thierry Carrère.
À l’évidence, les jeunes d’Occitanie répondent à ces critères. Peut-être parviendront ils à faire reconnaître la sensibilité à l’animal sauvage en droit.
Jusqu’alors, seul l’animal domestique a obtenu ce privilège élémentaire.
L’animal machine de Descartes est toujours d’actualité…

Article indexé par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Auteur(s)
Alain Bougrain-Dubourg
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Ainsi, à la chasse, on ne tue plus, on « prélève » ; dans les cirques on ne dresse plus, on « éduque » ; les élevages industriels sont devenus « conventionnels », tandis que dans les abattoirs on ne saigne plus sans insensibilisation, on pratique le « rituel ».
le jury a noté que les plus rejetés méritaient la plus grande attention en référence à l’ortie, défendue par Victor Hugo. « J’aime l’ortie car on la hait ! »
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Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Ainsi, à la chasse, on ne tue plus, on « prélève » ; dans les cirques on ne dresse plus, on « éduque » ; les élevages industriels sont devenus « conventionnels », tandis que dans les abattoirs on ne saigne plus sans insensibilisation, on pratique le « rituel ».
le jury a noté que les plus rejetés méritaient la plus grande attention en référence à l’ortie, défendue par Victor Hugo. « J’aime l’ortie car on la hait ! »
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