Dimanche 18 Avril 2021

Actus et culture animalières

Version Beta 2.1

RÉPERTOIRES
ARCHIVAGES
HALLS
THÈMES
FORMAT
RÉACTIONS
NOUS AIDER

Au moins 164 militants écologistes ont été assassinés en 2018

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
Contenu issu d’un livre, d’une revue, d’un magazine
Podcast, ou contenu audio
GF
Grand Format
Synthèse
Article-source publié le
 30 juillet 2019
Contenu central
Une manifestation dénonçant les meurtres de Tuticorin en Inde, où des travailleurs avaient exigé la fermeture d'une fonderie de cuivre qui a longtemps pollué avec des substances chimiques toxiques les nappes phréatiques et les environs de ladite Tuticorin dans l’État indien de Tamil Nadu. Les habitants de Tuticorin et les pêcheurs du sud-est du Tamil Nadu protestent contre le danger représenté par le dioxyde de soufre, le plomb, l'arsenic et d'autres substances toxiques rejetées par l'usine de Vedanta Resources depuis 1996. Pourtant, les autorités sont restées totalement insensibles à leurs plaintes. Vedanta et son propriétaire, l'industriel multimilliardaire Anil Agrawal, ont reçu l'autorisation de déverser des polluants qui ont rendu malade et tué des habitants locaux et ravagé les industries perlières et piscicoles au large des côtes du sud-est du Tamil Nadu. Le déclencheur de l'agitation la plus récente pour la fermeture de la fonderie était l'autorisation du gouvernement de doubler la capacité de production annuelle de la fonderie de Tuticorin à 800 000 tonnes par an. En réponse à la colère des autochtones, les autorités ont déployé 1500 policiers qui ont rapidement attaqué la manifestation «illégale», puis ont recouru à la force meurtrière contre un cortège de 20 000 personnes. Le massacre, qui a fait 12 morts et plus de 60 blessés, avait toutes les caractéristiques d'une provocation de l'État (Source : wsws.org) (Crédits : Arun Sankar / AFP)
AjustezCes options sont inopérantes sous Internet Explorer 8
votre confort de lecture

En 2018, au moins 164 défenseurs de l’environnement sont morts en se battant contre des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness.

En 2018, au moins 164 défenseurs de l’environnement sont morts en se battant contre des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness.

Selon ce rapport publié ce mardi 30 juillet, d’innombrables” autres ont été réduits au silence à travers le monde par la violence, l’intimidation et l’utilisation ou le dévoiement de lois anti-manifestation. 

Le pays de loin le plus dangereux l’an dernier pour les écologistes est les Philippines avec 30 meurtres, a indiqué l’ONG. La Colombie et l’Inde ont elles compté 24 et 23 morts en 2018. Avec 16 meurtres confirmés, le Guatemala est de son côté le pays avec le plus de morts comparés au nombre d’habitants.

Les Philippines devient le pays le plus dangereux au monde pour le combat écologiste. (Crédits : Global Witness)
Des États-voyous complices

“C’est un phénomène que l’on peut voir partout dans le monde: les défenseurs de l’environnement et des terres, dont un nombre important sont des représentants de peuples autochtones, sont considérés comme des terroristes, des voyous ou des criminels pour défendre leurs droits”, a dénoncé dans le rapport Vicky Tauli-Corpuz, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits des peuples autochtones.

(…)

Le nombre de morts est en baisse par rapport à 2017, année la plus meurtrière avec 207 morts, mais Global Witness note que le nombre pourrait être sous-évalué, notamment parce que certains événements se produisent dans des lieux très reculés.

L’événement le plus mortel rapporté par l’ONG en 2018 a eu lieu dans l’État du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, où elle assure que 13 personnes ont été tuées après une manifestation contre une mine de cuivre.

(…)

Tendance inquiétante

Alors que le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) doit publier la semaine prochaine un rapport sur l’utilisation des terres qui devrait souligner l’importance des peuples autochtones dans la protection de la nature, l’ONG dénonce également une “tendance inquiétante” vers l’intimidation et l’emprisonnement des défenseurs de l’environnement.

Le rapport dénonce enfin le rôle des investisseurs, y compris les banques de développement, dans des projets controversés, et désigne nommément certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits.

“Il n’est pas suffisant pour les multinationales liées à des confiscations de terres de plaider l’ignorance”, insiste-t-il. “Elles ont une responsabilité de s’assurer de façon préventive que les terres dont elles profitent ont été louées légalement, avec le consentement des communautés qui y vivent depuis des générations”.

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac
La pétition en ligne ici
Crédits : France 24
Auteur(s)
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
d’innombrables” autres ont été réduits au silence à travers le monde par la violence, l’intimidation et l’utilisation ou le dévoiement de lois anti-manifestation. 
les défenseurs de l’environnement et des terres, dont un nombre important sont des représentants de peuples autochtones, sont considérés comme des terroristes, des voyous ou des criminels pour défendre leurs droits
l’ONG dénonce également une “tendance inquiétante” vers l’intimidation et l’emprisonnement des défenseurs de l’environnement.
Le rapport dénonce enfin le rôle des investisseurs, y compris les banques de développement, dans des projets controversés, et désigne nommément certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits.
RECHERCHE PAR ÉTIQUETTES
Auteur(s)
Auteur(s) de l'œuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
d’innombrables” autres ont été réduits au silence à travers le monde par la violence, l’intimidation et l’utilisation ou le dévoiement de lois anti-manifestation. 
les défenseurs de l’environnement et des terres, dont un nombre important sont des représentants de peuples autochtones, sont considérés comme des terroristes, des voyous ou des criminels pour défendre leurs droits
l’ONG dénonce également une “tendance inquiétante” vers l’intimidation et l’emprisonnement des défenseurs de l’environnement.
Le rapport dénonce enfin le rôle des investisseurs, y compris les banques de développement, dans des projets controversés, et désigne nommément certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits.
RECHERCHE PAR ÉTIQUETTES
0 0 voter
L'article est-il instructif ?
S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires