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Lundi 14 Juin 2021
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Akashinga, les courageuses rangers anti-braconniers interdites de visa à Londres

Ce contenu est, implicitement ou non, plutôt défavorable au changement de statut des animaux en tant qu’êtres soumis aux caprices de la brutalité humaine.
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Grand Format
Synthèse
Article-source publié le
 15 novembre 2018
Extrait de l'article
Le documentaire de 13 minutes, produit par James Cameron, raconte l'histoire des femmes d'Akashinga dans leur lutte contre le braconnage qui touche les éléphants du Zimbabwe. (Crédits : National Geographic)
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«Elles n’ont pas de moyens financiers, ni de biens, on peut penser qu’elles ne sont pas de véritables visiteurs et qu’elles pourraient essayer de rester au Royaume-Uni.» 
C’est ainsi que le ministère de l’Intérieur britannique a rejeté la demande de visa de transit de deux femmes rangers zimbabwéennes.

«Elles n’ont pas de moyens financiers, ni de biens, on peut penser qu’elles ne sont pas de véritables visiteurs et qu’elles pourraient essayer de rester au Royaume-Uni.» 
C’est ainsi que le ministère de l’Intérieur britannique a rejeté la demande de visa de transit de deux femmes rangers zimbabwéennes.

Nyaradzo Hoto et une de ses collègues, Petronella Chigumbura, devaient recevoir un prix lors d’une cérémonie à Los Angeles.
Le prix 2018 des femmes du Zimbabwe, une distinction pour le travail assumé pour protéger la faune sauvage dans le parc du Phundundu, dans la basse vallée du Zambèze. Mais leur vol comportant une escale à Londres et un visa est obligatoire.

Pour Nyaradzo Hoto, c’était la première sortie hors de son pays, et son premier voyage en avion.
Ce refus de visa a été vécu comme un véritable camouflet par cette femme et ses collègues de l’unité de rangers Akashinga. Un groupe exclusivement féminin, qui a appris à se battre à mains nues et à tirer au fusil d’assaut. Elles risquent leur vie pour arrêter les braconniers.

Résilience de femmes meurtries

L’émancipation des femmes est au cœur de ce projet.
«Nous travaillons avec de jeunes femmes très vulnérables et très meurtries», explique le professeur Victor Muposhi, conservateur du parc.
Ainsi, Vimbai Kumire est une mère célibataire de 32 ans, abandonnée par son mari quand elle était enceinte de son second enfant. C’est dans les communautés locales que sont recrutées ces rangers.

(…)

«36 femmes ont participé à notre formation, inspirée de l’entraînement des forces spéciales», explique le fondateur de ce projet, Damien Mander, lui-même ancien tireur d’élite de l’armée australienne. «C’était dur, plus dur même que ce qu’on fait pour les hommes, et seulement trois ont abandonné. J’en revenais pas.»

Les femmes d'Akashinga reçoivent un véritable entraînement militaire dans leur lutte contre le braconnage. Beaucoup d'entre elles sont véganes, et la plupart sont des rescapés de violences conjugales ou de viols. (Crédits : Wikipédia / National Geographic)

Car a priori, rien ne prédestinait ces femmes à devenir des rangers.
La sélection était ouverte exclusivement à des femmes sans emploi, abandonnées, veuves ou victimes d’abus sexuels. Bref rien de militaire.

(…)

Depuis le début des opérations, fin 2017, l’équipe a procédé à plus de 60 arrestations, démantelé des réseaux locaux de braconniers.
Aujourd’hui, Akashinga surveille un territoire de 350.000 hectares. 

Selon Damien Mander, très vite il est apparu que les femmes étaient le chaînon manquant entre la lutte contre le braconnage et la conservation des espèces. «Nous avons transformé une opération de sécurité en un programme de développement local.» 
En peu de temps, selon Mander, plus d’argent a été injecté dans l’économie locale en un mois, que la chasse aux trophées ne le fait en une année entière.
Selon l’association, trois-quarts des dépenses consacrées à Akashinga retournent directement dans l’économie locale.

Alors bien sûr ces rangers d’un nouveau genre ne roulent pas sur l’or. Il leur est impossible de présenter les garanties nécessaires pour obtenir un visa. Le respect pour leur action n’a pas pu dépasser leur communauté.

Article indexé par Franck Isaac
Article traduit par Franck Isaac

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La pétition en ligne ici
Version originale sous-titrée
Crédits : National Geographic France / James Cameron
Crédits : France 24
Auteur(s)
Jacques Deveaux
Auteur(s) de l'oeuvre
Publication complète
Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Morceaux choisis
Ce refus de visa a été vécu comme un véritable camouflet par cette femme et ses collègues de l’unité de rangers Akashinga. Un groupe exclusivement féminin, qui a appris à se battre à mains nues et à tirer au fusil d’assaut. Elles risquent leur vie pour arrêter les braconniers.
«36 femmes ont participé à notre formation, inspirée de l’entraînement des forces spéciales»
Depuis le début des opérations, fin 2017, l’équipe a procédé à plus de 60 arrestations, démantelé des réseaux locaux de braconniers.
Selon Damien Mander, très vite il est apparu que les femmes étaient le chaînon manquant entre la lutte contre le braconnage et la conservation des espèces. «Nous avons transformé une opération de sécurité en un programme de développement local.»
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Auteur(s)
Jacques Deveaux
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sont composés / sélectionnés par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)
Ce refus de visa a été vécu comme un véritable camouflet par cette femme et ses collègues de l’unité de rangers Akashinga. Un groupe exclusivement féminin, qui a appris à se battre à mains nues et à tirer au fusil d’assaut. Elles risquent leur vie pour arrêter les braconniers.
«36 femmes ont participé à notre formation, inspirée de l’entraînement des forces spéciales»
Depuis le début des opérations, fin 2017, l’équipe a procédé à plus de 60 arrestations, démantelé des réseaux locaux de braconniers.
Selon Damien Mander, très vite il est apparu que les femmes étaient le chaînon manquant entre la lutte contre le braconnage et la conservation des espèces. «Nous avons transformé une opération de sécurité en un programme de développement local.»
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