L’impact écologique des chasseurs reste tabou

Hall 2 > Fonds Externe > Article Standard

Imprimer l'article

Critique

 1er décembre 2018

AjustezCes options sont inopérantes sous Internet Explorer 8
votre confort de lecture

AjustezCes options sont inopérantes sous Internet Explorer 8
votre confort de lecture

La chasse est une passion et l’écologie une science.

Il appartient à tous d’apprécier la faune sauvage, mais la faune sauvage n’appartient à personne (Res nullius).
Le prélèvement de cette ressource commune ne peut se faire sans justification de ses conséquences sur les populations animales et sur l’environnement qui les accueille.

À l’heure de la transition écologique, prenons pour une fois le mot écologie à sa racine : « L’écologie est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux. » Les chasseurs ne sont pas des scientifiques. (…) Avant de jouer aux scientifiques, les chasseurs devraient déjà communiquer leurs tableaux de chasse.Les tableaux de chasse, c’est-à-dire le décompte des animaux abattus durant une saison de chasse, ne sont pas automatiquement récupérés ni remplis d’ailleurs, bien que ce soit une obligation pour un grand nombre d’espèces en France. Aucune sanction n’est mise en place en cas de non-retour du tableau de chasse.

En effet, comprendre l’impact de la chasse sur les populations est un sujet très complexe et encore difficile à évaluer malgré des décennies d’études, notamment par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). La chasse a un effet direct sur les espèces en les tuant, mais également indirect par le dérangement qui va influencer la répartition des animaux dans l’espace ou engendrer du stress, qui peut affaiblir les individus puisqu’ils vont allouer plus de temps à être en alerte plutôt qu’à se nourrir ou à se reposer.
Pour rester simple, nous parlerons ici seulement du premier point : le prélèvement direct.

Pour pouvoir réellement « gérer des populations », comme le disent les chasseurs pour justifier et défendre leur activité dominicale, il faut pouvoir répondre au moins à deux questions : 1) Combien y a-t-il d’individus dans la population d’une espèce ? 2) Combien d’individus sont-ils tués à la chasse ?

C’est le rapport du nombre d’individus tués par rapport à la taille de la population qui donne une première idée de l’impact de cette activité sur l’état de santé des populations.
Or, la taille de la population est difficile à estimer et le nombre d’individus tués n’est souvent pas communiqué.

Les chasseurs se présentent aujourd’hui comme « les premiers écologistes de France » et justifient leur activité comme ayant un rôle clef dans le fonctionnement des écosystèmes et la gestion des populations en faveur de la biodiversité.
Si les chasseurs étaient vraiment certains que leur activité n’a aucune influence négative sur les populations, alors pourquoi ne mettent-ils pas toute leur énergie pour récupérer ces données et prouver leurs dires ?
Cacher ces données, c’est se tirer une balle dans le pied. Le meilleur argument serait la preuve par les chiffres, difficilement réfutable.

Auraient-ils un doute ?
Camille R.

Imprimer l'article

Adhérez-vous aux idées, opinions et constats de cet article ?

Non, je rejette en bloc à 100% toutes les idéesNon, je ne suis pratiquement d'accord sur rienNon, c'est assez médiocre, à 2 ou 3 détails prèsNon, c'est à peine passableJe ne suis qu'à moitié convaincu.eOui, c'est plutôt pas malOui, c'est globalement bien vuOui, c'est plutôt très bienOui, c'est excellentOui, c'est parfait à 100%

Note moyenne : 0,00 sur 0 votes.
Inscrivez-vous pour noter cet article et répondre aux sondages
Loading...

Les commentaires se font directement au Forum

Texte central

Camille R.

Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont choisis / produits par Canal Animal.
Toute omission au texte-source serait signalée par la ponctuation (…)

“La chasse a un effet direct sur les espèces en les tuant, mais également indirect par le dérangement qui va influencer la répartition des animaux dans l’espace ou engendrer du stress, qui peut affaiblir les individus”
Les Halls de Canal Animal
PROGRÈS
GRAND HALL
OPPRESSIONS
INFLUENCES
DROIT
IDÉES
SCIENCES
ARCHIVES
ARTITUDES

Le mortel inventaire du déclin des abeilles (2/2)

Le terrible inventaire d'une Nature articificialisée et empoisonnée dans laquelle les abeilles ne sont pas armées pour survivre

Le semencier Syngenta obtient le droit de breveter de l’ADN

Des poivrons sans pépins ouvrent une brèche pour privatiser le Vivant

Européennes 2019 : Pour ses 2eme élections, le Parti Animaliste double son score de 2017

Malgré le boycott médiatique, et des soupçons de fraude électorale, les Animalistes créent la surprise chez les "petites listes"
Fermer le menu