Le mortel inventaire du déclin des abeilles

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Article-source publié le
 6 février 2019

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 6 février 2019
Abeille morte
(Crédits : Génetic Literacy Project.org)

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Présentes sur Terre depuis 30 millions d’années, les Hommes récoltent le miel des abeilles depuis la fin de la préhistoire. (…)

Mais depuis le milieu des années 1980, l’apiculture est confrontée à un affaiblissement et une surmortalité marquée des colonies d’abeilles d’origine multifactorielle.
C’est en France, en 1994 que les apiculteurs se sont alarmés : durant l’été, de nombreuses abeilles ne revenaient plus dans les ruches, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes…
Les abeilles étaient retrouvées mortes sur le sol, en petits groupes ou volaient désorientées devant la ruche avec des comportements alimentaires anormaux.

Depuis, l’état de la filière apicole française est désastreux : en 2012, par rapport à 2004, le nombre d’apiculteurs a baissé de 40 %, le nombre de ruches de 20 % et la production de 28 %, selon l’Audit économique de la filière apicole française (…)

Le syndrome d'effondrement des colonies

Ainsi, depuis une vingtaine d’années, rien qu’en France, les taux de mortalités observés sur les colonies se sont fortement accrus avec des pertes hivernales moyennes supérieures à 20 % et des pertes annuelles qui dépassent régulièrement les 30 %.  Ce phénomène a également été observé aux Etats-Unis à l’automne 2006, lorsque les abeilles ont commencé à disparaître de manière inquiétante avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %. Le “syndrome d’effondrement des colonies” (“colony collapse disorder” ou CCD) était né.

Malheureusement, loin de rester localisées, ces mortalités massives ne cessent de s’intensifier dans de nombreux pays : Grande-Bretagne, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas, Canada… depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs populations…

(…)

Les conséquences sont problématiques pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction de 70 à 80 % des plantes à fleurs dans le monde.
Par ailleurs, plus de 70 % des cultures, dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du poids de ce que nous mangeons, dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.
Un service dont la valeur économique est estimée à 153 milliards d’euros par l’INRA, soit 9,5 % en valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !
Cette dépendance existe notamment pour la production de fruits (tomates, courges, arbres fruitiers…) et pour la production de graines (carottes, oignons…)

Abeilles mortes
L'apiculteur Henk Brouwer et ses abeilles mortes. La moitié de ses colonies n'a pas survécu à l'hiver. (Crédits : Greenpeace / Bass Beentjes)

Dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ayant été décimés par les pesticides… 
Rien qu’en Europe, plus de 200 travaux de recherche s’intéressent à la santé des abeilles, ce qui illustre la difficulté à isoler un facteur prépondérant et déterminant.

Les chercheurs et les apiculteurs avancent de nombreuses hypothèses car aucune cause principale n’a encore été clairement identifiée, ce qui laisse perplexe les spécialistes sur la question. Toutes les pressions sur l’écosystème et la santé des abeilles sont passées en revue : OGM, ondes électromagnétiques, pesticides, pollutions, changement climatique, raréfaction des fleurs, virus, maladies, parasites, champignons…

(…)

Fin novembre 2013, l’Anses faisait le point sur l’état de santé des abeilles et indiquait effectivement que « divers facteurs peuvent agir sur la santé des abeilles, seuls ou en association, – maladies infectieuses et parasitaires, stress lié aux changements des ressources alimentaires, produits phytopharmaceutiques, conditions climatiques, – et sont désormais reconnus par la communauté scientifique. »

Or l’abeille est un excellent témoin de la qualité de l’environnement dans lequel elle évolue… 
En France, les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d’abeilles par les services du ministère de l’Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d’abeilles.

(…)

Pressons multiples

Ainsi, selon ces enquêtes, il est possible de hiérarchiser les causes de déclin :

  1. Pathologies
  2. Pratiques apicoles
  3. Manque de ressources alimentaires
  4. Produits phytosanitaires

Les parasites

Des parasites comme le champignon unicellulaire Nosema ceranae ou l’acarien Varroa destructor sont des causes majeures de l’affaiblissement des colonies.
Importé involontairement en France depuis le début des années 1980, le “vampire de l’abeille” suce, à la manière d’un moustique, l’hémolymphe des abeilles, l’équivalent du sang.

« L’hôte d’origine de cet acarien est l’abeille asiatique (Apis cerana), mais il est devenu une grave menace pour l’abeille européenne (Apis mellifera) qu’il a commencé à parasiter dans les années 1940-50 et qui résiste moins bien à ses attaques. Les abeilles asiatiques présentent en effet des comportements (toilettage des adultes et vérification des larves par les ouvrières) qui leur permettent de détecter et d’éliminer le parasite. Ces comportements se retrouvent moins chez les abeilles mellifères et, sans traitement chimique, leurs colonies meurent en deux à trois ans. » (CNRS, 2015)

Il faut alors traiter les ruches avec un acaricide qui, mal dosé, entraîne, lui aussi, la mort des abeilles…
Ce parasite retient pour le moment l’attention des spécialistes qui pensent qu’il pourrait jouer un rôle important dans ce déclin, notamment l’hiver. 
De plus, le varroa est également un vecteur d’autres agents pathogènes, notamment les virus.

Groupe-varroa
Le varroa destructor est un redoutable prédateur des abeilles, de leurs larves et décime des colonies entières. (Crédits : Apicantal.fr)

Les maladies des abeilles

Comme nous, les abeilles peuvent être affectées par des virus.
Le virus de la paralysie chronique des abeilles (CBPV : Chronic Bee Paralysis Virus) surnommé “la maladie noire” atteint le système nerveux de l’abeille qui développe des symptômes que l’on peut confondre avec ceux d’une intoxication.
En 2016, il a fait d’importants dégâts dans les colonies dont la défense immunitaire est insuffisante. Ce virus est décrit par le chercheur Bailey pour être en relation avec l’absence de pollen et la claustration des abeilles.
Très contagieux, ce virus peut décimer des colonies entières et mettre ainsi en péril l’équilibre économique de nombreuses exploitations apicoles. (…)

Les mauvaises pratiques apicoles

« Si, fort heureusement, une large majorité d’apiculteurs gèrent avec soin et attention leur cheptel apicole, force est de constater que les mauvaises pratiques perdurent. » indique le Réseau Biodiversité pour les Abeilles.
Selon Fayçal Meziani, référent expert national “apiculture, pathologie des abeilles” à la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation – Ministère de l’Agriculture), elles expliqueraient environ 1 cas de mortalité sur 7 (14 %).
Concrètement, « il s’agit de lutte contre le varroa avec des produits acarides non homologués ou des “remèdes de grand-mère faits maison”, de mauvaises préparations de l’hivernage, de couvain refroidi, de pénurie alimentaire et dépopulation en sortie d’hiver… » souligne le Réseau.

En outre, les abeilles ont survécu, depuis 30 millions d’années, aux changements climatiques majeurs, la sélection naturelle leur a permis de s’adapter.
Mais l’apiculture fait tout pour limiter cette sélection naturelle en privilégiant ses intérêts à court terme. Résultat : les abeilles se sont affaiblies face à leurs prédateurs et aux modifications climatiques.

La baisse des ressources alimentaires à cause de l’érosion des espaces naturels

La perte d’espaces naturels dans la plupart des régions du monde est également alarmante. 
Les prairies naturelles sont de plus en plus rares, cédant leurs places à une agriculture intensive particulièrement pauvre du point de vue de la biodiversité.

Ainsi, les ressources alimentaires des abeilles se sont fortement appauvries, alors que le pollen demeure leur unique source de protéines. Même les particuliers dans leurs jardins favorisent trop souvent la pelouse et les pesticides aux multiples fleurs qui poussent spontanément.

(…) 

Par exemple, dans un paysage agricole céréalier, les colonies connaissent des pics de récolte de nectars durant la floraison des cultures oléagineuses, colza et tournesol. Cette très forte dépendance des abeilles domestiques et de l’apiculture envers les cultures oléagineuses, ainsi que la récolte significative du pollen de maïs, induit un risque d’intoxication lié aux pesticides employés par les cultivateurs.

De plus, les abeilles sauvages ont un comportement alimentaire différent de celui de l’abeille domestique.
Les inventaires faunistiques réalisés sur fleurs en témoignent : en situation de choix, les abeilles sauvages préfèrent butiner les fleurs des prairies et des bordures plutôt que celles du colza ou du tournesol. La diversité en abeilles dans le colza est ainsi 4 fois inférieure à celle mesurée sur une flore herbacée naturelle.

Au final, le paysage idéal pour la conservation des abeilles et pour l’apiculture devrait présenter à la fois des cultures offrant une importante masse florale appréciée des abeilles domestiques et des apiculteurs (colza, tournesol, luzerne), mais également des surfaces où la flore est plus variée, préservée dans la durée, offrant ainsi des apports alimentaires plus réguliers dans le temps ( haiesBarrière végétale associant arbres, arbustes et arbrisseaux, sous-arbrisseaux et autres plantes indigènes qui poussent librement, ou sont entretenus pour former une clôture entourant d’un territoire, pour constituer un abri à une faune locale et une flore spécifique formant un lieu de vie particulier (et pouvant donc servir de ressource alimentaire aux abeilles), bois, bosquetsGroupement d’arbres sur une surface relativement réduite, bandes enherbées, lisières, bords de champs et de routes). Le remembrementConstitution d’exploitations agricoles d’un seul tenant sur de plus grandes parcelles afin de faciliter l’exploitation des terres. a donc largement favorisé la perte de ressources alimentaires pour les abeilles, en sus de toutes les autres conséquences négatives sur la biodiversité et l’écosystème.

Une publication scientifique de 2015 confirme à nouveau le rôle prépondérant du facteur alimentaire dans l’homéostasie de la ruche. « Le manque de ressources en pollen et en nectar dans l’environnement font partie des facteurs qui poussent les jeunes abeilles à sortir de la ruche de manière prématurée pour aller butiner. Conséquence : c’est toute l’organisation sociale à l’intérieur de la colonie d’abeilles qui se trouve ainsi bouleversée ce qui conduit aux mortalités rapportées par les apiculteurs dans les ruchers (…) Ce phénomène est amplifié par l’absence d’une ressource continue, minimum ; jachères apicoles, haies, bandes enherbées, prairies, chemins agricoles, espaces verts, les sources potentielles de pollen et de nectar sont pourtant nombreuses. » précise le Réseau Biodiversité pour les Abeilles.

Pelouse et petite fleur
Les pelouses des particuliers regorgent de substances nutritives pour les abeilles... à condition de laisser la petite flore s'épanouir, sans pesticides. (Crédit : Label Abeille)

Les pesticides tueurs d’abeilles

Bien que les quantités de pesticides épandues soient beaucoup plus faibles qu’avant, les principes actifs sont bien plus puissants.
Or, depuis près de 50 ans, les pesticides sont employés dans tous les pays : la contamination est planétaire. Aux Etats-Unis, par exemple, les pesticides sont responsables de la destruction de milliers de colonies d’abeilles chaque année.

L’insecticide Gaucho dont la substance active est l’imidaclopride a été rapidement incriminé. Ce pesticide, utilisé en enrobage de semences (maïs, orge, blé) et dorénavant interdit sur les graines de tournesol depuis 1999 et de maïs depuis 2004.

L’insecticide Régent (dont la substance active est le fipronil) a été suspendu début 2004 en France sur toutes les cultures mais autorisé en 2005 aux Etats-Unis.

L’insecticide Cruiser (substances actives : thiaméthoxam, fludioxonil et métalaxyl-M) a également été interdit en France mi-2012. En effet, une étude de fin mars 2012 de l’INRA a démontré que, même à une dose non létale, les abeilles sont mortellement désorientées par cet insecticide.

Nouvelle préoccupation : l’insecticide Spinosad autorisé en agriculture biologique depuis 2008. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d’une ressource florale pour les abeilles. »

Malgré ces interdictions et une diminution du taux de mortalité des abeilles, les récoltes de miel se sont effondrées en France.
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, nous a indiqué qu’il est important que « l’usage des pesticides, agricoles comme apicoles, soit réglementé et encadré, afin que les utilisateurs respectent les doses, usages et conditions d’emploi préconisées pour la sécurité des hommes et de l’environnement. C’est cette bonne gestion des pratiques, agricoles comme apicoles, couplée à une réflexion intelligente sur l’environnement de l’abeille, qui permettrait la diminution des surmortalités d’abeilles constatées jusqu’ici. »

Cependant, selon le bilan 2015 de la DGAL, les pesticides seraient impliqués dans seulement 4% des cas de mortalité.

Les champs électromagnétiques

Quelques études montrent un lien entre les ondes électromagnétiques et la perturbation des abeilles, les téléphones portables et les multiples antennes relais, les lignes à haute tension pourraient donc participer au déclin des abeilles.

Les OGM

Les OGM jouent également un rôle néfaste parce qu’ils contiennent des insecticides.
Bien qu’ils soient dédiés à la lutte contre les papillons, les mites et les coléoptères, ils ont certains effets néfastes sur les abeilles.
Cependant, en Europe, il y a encore peu de champs cultivés avec des OGM, par rapport aux Etats-Unis, au Brésil ou à l’Inde, mais cela ne pourrait pas durer…

Le frelon asiatique

Selon les scientifiques et les acteurs du monde apicole, le frelon asiatique cause des dommages importants sur les populations d’abeilles et participe ainsi au phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles observé dans les ruches depuis plusieurs années.
En effet, les frelons sont de redoutables prédateurs d’insectes (guêpes, mouches…) et notamment d’abeilles.

Début octobre 2012, le gouvernement français a proposé son classement en espèce exotique envahissante et nuisible à l’apiculture.
Ils répondent ainsi en outre aux attentes légitimes des associations d’apiculteurs qui ont formulé cette demande depuis plusieurs années. Le classement d’une espèce comme espèce exotique envahissante et comme danger sanitaire permet l’élaboration et la mise en oeuvre de programmes de lutte obligatoire au niveau national et départemental.

Le changement climatique

Le climat, plus instable et moins prévisible avec les changements climatiques en cours, affecte également les abeilles notamment à cause des extrêmes météorologiques de plus en plus fréquents mais surtout à cause de la montée des températures qui vont devenir insoutenables : « Si les températures sur Terre montent aussi fortement que le prédisent les climatologues, les abeilles se retrouveront à la limite de leurs forces physiologiques et au seuil de l’extinction, notamment dans les régions les plus chaudes de leur aire de répartition. », a déclaré Paul CaraDonna, de l’université Northwestern à Evanston, suite à une étude publiée fin juin 2018 dans Functional Ecology.

Enfin, les autres pollinisateurs sont également affectés par ce phénomène : « On a toutes les raisons de penser que quand l’abeille domestique a des soucis, c’est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur » explique Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l’INRA d’Avignon.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes »

(…)

Lorsque les sentinelles du bon état de l’environnement viennent à disparaître, cela ne devrait laisser personne indifférent. En effet, ce syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ne présage rien de bon pour les autres espèces, y compris l’Homme.

Christophe Magdelaine

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Texte central

Franck Isaac

Titre, chapô, images, intertitres, infobulles
sont choisis / produits par Canal Animal.
Les omissions au texte-source sont signalées par le sigle (…)

Morceaux choisis

“en 2012, par rapport à 2004, le nombre d’apiculteurs a baissé de 40 %, le nombre de ruches de 20 % et la production de 28 %”
“Par ailleurs, plus de 70 % des cultures (…) dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.”
“l’abeille est un excellent témoin de la qualité de l’environnement dans lequel elle évolue…”
“les abeilles ont survécu, depuis 30 millions d’années (…) Mais l’apiculture fait tout pour limiter cette sélection naturelle en privilégiant ses intérêts à court terme. Résultat : les abeilles se sont affaiblies”
“les ressources alimentaires des abeilles se sont fortement appauvries, alors que le pollen demeure leur unique source de protéines.”
“le paysage idéal pour la conservation des abeilles et pour l’apiculture devrait présenter à la fois des cultures offrant une importante masse florale appréciée des abeilles domestiques et des apiculteurs.”
“Bien que les quantités de pesticides épandues soient beaucoup plus faibles qu’avant, les principes actifs sont bien plus puissants.”
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Christophe Magdelaine

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“en 2012, par rapport à 2004, le nombre d’apiculteurs a baissé de 40 %, le nombre de ruches de 20 % et la production de 28 %”
“Par ailleurs, plus de 70 % des cultures (…) dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.”
“l’abeille est un excellent témoin de la qualité de l’environnement dans lequel elle évolue…”
“les abeilles ont survécu, depuis 30 millions d’années (…) Mais l’apiculture fait tout pour limiter cette sélection naturelle en privilégiant ses intérêts à court terme. Résultat : les abeilles se sont affaiblies”
“les ressources alimentaires des abeilles se sont fortement appauvries, alors que le pollen demeure leur unique source de protéines.”
“le paysage idéal pour la conservation des abeilles et pour l’apiculture devrait présenter à la fois des cultures offrant une importante masse florale appréciée des abeilles domestiques et des apiculteurs.”
“Bien que les quantités de pesticides épandues soient beaucoup plus faibles qu’avant, les principes actifs sont bien plus puissants.”
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